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« Congo Files »: Arrestation du colonel Jean De Dieu Mambweni.

D’après l’auditorat militaire, cité par RFI, le colonel Jean de Dieu Mambweni est aux arrêts pour raison d’enquête dans le cadre de l’assassinat de Michael Sharp et de Zaida Catalan, tués le 12 mars 2017, alors qu’ils étaient en mission au Kasaï pour enquêter sur des violations du droit international humanitaire dans cette partie du pays.

Lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les miliciens de Kamwina Nsapu, le colonel Jean de Dieu Mambweni, cité par Radio Okapi et en sa qualité de chef de l’éducation civique et sociale de la 21e région militaire (Kasaï-Central), demandait le lundi 12 décembre 2016 à la population de collaborer avec l’armée pour combattre cette milice. Cité au procès comme ayant eu des entretiens téléphoniques avec l’un des présumés auteurs de la mort de ces deux experts onusiens, deux jours avant leur exécution, le colonel Mambweni avait toujours nié et rejeté ces accusations.

Quelques jours avant l’arrestation du colonel Jean de Dieu Mambweni, « Congo files », une fuite sans précédent des milliers de pages de documents confidentiels des Nations unies, en rapport avec l’assassinat de Michael Sharp et Zaida Catalan, a remis cette affaire sur la sellette. Selon RFI, Le Monde, Foreign Policy, Süddeutsche Zeintung et la télévision suédoise SVT, qui ont exploité ces milliers de pages, certains officiers de l’armée congolaise ont joué un rôle trouble.

Suite à la publication des « Congo files », la fédération regroupant les syndicats d’employés de l’ONU avait demandé une nouvelle enquête pour élucider l’assassinat de leurs deux collègues au Kasaï.

Réagissant sur RFI, le Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a estimé que:

Il faut donc qu’on n’arrête de monter en épingle les commentaires de leurs collègues, qui n’ont en l’espèce aucun statut juridique, aucune autorité de la chose jugée; Parce qu’on peut comprendre humainement leur impatience de voir la justice être dite mais l’on ne devrait pas s’en servir pour incriminer qui que ce soit, que ce soit les militaires ou les membres de service de sécurité.

J’ai l’impression plutôt qu’au niveau du secrétaire général, il y a de bons juristes qui comprennent que, lorsqu’un procès est en cours, on n’en fait pas une procédure parallèle dans les médias. Il n’y a aucune raison que monsieur le secrétaire général des Nations unies soit complice de je ne sais quel mauvais comportement de la part des autorités judiciaires congolaises, dans la mesure où le numéro Un du parquet militaire congolais est descendu à Kananga. Donc on fait confiance justement à la justice militaire congolaise, qui a plutôt bonne réputation.

A aucun moment, nous n’avons pensé que notre État était constitué d’anges, de gens qui se comportent toujours correctement. Si nous pensions cela, nous n’aurions jamais créé dans ce pays la justice militaire, nous savons très bien que dans notre armée comme dans toute autre armée du monde, dans notre police également, il peut y avoir des brebis galeuses.

Lambert Mende avait lancé un appel aux auteurs de « Congo Files » de mettre à la disposition des autorités judiciaires congolaises compétentes, toute information susceptible de faire avancer la recherche de la vérité.

 

décembre 7, 2018

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